L'étalagiste est celui ou celle qui réalise des étalages pour les vitrines des magasins ou commerces, les stands d'exposition, et les salons. Sa mission est de mettre en valeur les produits et les marques et en même temps d’attirer l’attention du chaland, en créant une ambiance propice, pour les inciter à acheter.

C’est une profession assez méconnue et qui nécessite des qualités artistiques (décorateur), des qualités marketing mais également une grande facilité à manier la relation de séduction avec le prospect ou le visiteur. Nous vous présentons ci-dessous les différentes étapes de cette formation d’étalagiste, à mi-chemin entre art, communication et marketing.

Une formation professionnelle avec de vrais opportunités d’évolution

Pour devenir étalagiste (on dit aussi étalagiste-décorateur), il existe de nombreuses formations assurées généralement par les écoles des chambres de commerce et d’industrie (Bordeaux, Nîmes, Paris, Roubaix) ou par certaines écoles d’art privées (MJM Paris, Nantes, Rennes et Strasbourg, INMA Lille, Roubaix, Tourcoing Cepreco, CCI – Lille).

C’est une formation professionnelle dite courte que l’on choisit parfois dès le lycée à travers les options d’un BAC pro artisanat et métiers d'art, option marchandisage visuel (dispensé dans plusieurs lycées de France) et qui peut se poursuivre par l’optention d’un BTS Design de communication, espace et volume, qui dure 2 ans et dispensé par un lycée professionnel ou par un CFA (centre de formation des apprentis) ou bien encore par un centre de formation agréé pour le contrat de professionnalisation. D’autres formations diplômantes sont proposées par des écoles spécialisées (renseignez-vous auprès des organismes sus-mentionnés!).

C’est un métier qui nécessite donc une double compétence artistique et commerciale, mais aussi d’être rompu à toutes les techniques de présentation des produits (conception CAO/DAO, harmonies des couleurs, styles) d’être un bon ouvrier (c’est lui qui concrètement réalise le décor) mais qui offre cependant de vraies opportunités d’évolution pour les plus travailleurs et les ambitieux.. Les spécialisations sont multiples et variées mais c’est sur le terrain que se fera la différence: l’étalagiste pourra s’il le souhaite s’affranchir de son statut de salarié et travailler en freelance à la condition de s’être au préalable constitué un réseau de clients grâce au bouche-à-oreille, qui, dans ce secteur reste le meilleur moyen de trouver un emploi.

Un métier parfois éprouvant physiquement et qui exige une forte mobilité

Il faut noter que ce métier requiert une grande aptitude physique ainsi qu’une bonne résistance à l’effort car les positions inconfortables sont légion lorsqu’on procède à l’installation de l’étal ou du décor , cela peut parfois prendre beaucoup de temps ; c’est aussi un métier déconseillé à ceux qui souffrent de vertige car on est souvent perché en haut d’un escabeau et parfois même sur une grue (lorsque les vitrines sont plus importantes). C’est enfin une profession qui requiert une grande disponibilité (horaires atypiques ou décalés) et une grande mobilité (nombreux déplacements à prévoir) qu’il faut prendre en compte lorsqu’on s’engage dans une telle formation.